Arrestation du journaliste Moncef Ait Kaci : RSF dénonce une « répression accrue »

Arrestation du journaliste Moncef Ait Kaci : RSF dénonce une « répression accrue »

Le journaliste Moncef Ait Kaci, correspondant de France 24 en Algérie, a été interpellé et placé en détention provisoire en compagnie du réalisateur Ramdane Rahmouni, apprend-on auprès du collectif des avocats de défense.

«Notre confrère a été arrêté en compagnie de son caméraman, Ramdane Rahmouni, lequel avait assuré les aspects techniques de l’entretien accordé à France 24 du président algérien, Abdelmadjid Tebboune, le 4 juillet dernier.» a fait savoir France 24.

Les deux hommes ont été présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Bir Mourad Rais, a affirmé le collectif des avocats de défense des détenus, dans un communiqué publié sur sa page Facebook.

L’annonce faire par le collectif des avocats en langue arabe sur Facebook.

« […] Et après une demande d’ouverture d’instruction et sa première comparution devant le juge d’instruction, il a été placé en détention provisoire », énonce la même source.

Selon notre source, le journaliste Moncef Ait Kaci serait poursuivi pour « collaboration sans accréditation avec une chaîne de télévision étrangère » et « financement étranger ».

RSF dénonce et l’attestation et la répression

Reporters sans frontières (RSF) n’est pas allé du dos de la cuillère pour dénoncer l’arrestation «arbitraire» du journaliste et de son cameraman. Quelques heures après l’annonce de leur interprétation une avalanche de soutiens a envahi les réseaux sociaux au niveau international. Plusieurs journalistes se sont indignés face à la répression exercée sur les journalistes algériens.

«Reporters sans Frontières (RSF) est profondément inquiète de la répression accrue de la liberté de la presse en Algérie : les autorités s’enfoncent dans la spirale infernale de la répression, où de nouvelles mesures arbitraires servent à masquer les précédentes », a dénoncé RSF dans un tweet. 

«Insupportable, insoutenable …Mais que veulent ils enfin? Jusqu’à ou iront ils avec ces mesures repressives ?
Les journalistes sont de plus en plus en danger. J’ai honte mon pays, j’ai honte …» peste de son côté l’artiste Amel Zen sur Twitter, avant de se demander pour qu’elle Algérie faut-il se battre ?

«Oui il faut savoir pour quelle Algérie nous nous battons ! Une Algérie plurielle dans son sens politique profond.
Le débat ne nous divise pas il nous éclaire et c’est la base de la démocratie même.»

M. Outemzabt.

Ina Presse

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