En réponse à Tebboune : le RCD suggère une période de transition

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Le rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a encore insisté sur «une période de transition», lors d’une réunion tenue à Alger avec ses membres de bureau, après l’avoir fait à maintes reprises depuis le 22 février, date du début du Hirak.

«Rien n’est encore perdu. Seul un compromis démocratique pour conduire une période de transition dont la finalité est l’expression du peuple souverain, rassemblera les Algériennes et les Algériens pour tourner la page de l’autoritarisme et prendre le chemin du progrès dans la garantie de l’égalité en droits et l’alternance par la seule voie des urnes.» ada déclaré le président du parti Mohcine Belabbas dans un long communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Mohcine Belabbas tente par ce communiqué de tirer à boulets rouges sur le pouvoir « d’illégitime.» notamment le président Abdelmadjid Tebboune qui déclaré le mercredi dernier que « les partisans d’une période de transition et les comploteurs d’autres rives ont tort puisque le train est déjà en marche et ne reviendra pas en arrière ». Et d’enchaîner : « Le peuple algérien a appris, de par ses expériences et son sens inné, comment distinguer entre l’intègre parmi ses enfants et celui qui complote contre lui»dira Tebboune dans son discours à l’ouverture de la rencontre Gouvernement-walis. 

«Seul un pouvoir légitime s’appuyant sur un Etat de droit démocratique est à même de remettre le pays sur la voie de la stabilité, du progrès et du développement.» a lâché le RCD, qui estime par ailleurs qu’«Il ne sert à rien de se défausser sur des complots internes et externes pour justifier l’échec et la chasse aux sorcières contre les journalistes, les activistes du hirak, les partis politiques, les syndicalistes, les élus et les opérateurs économiques qui ne rentrent pas dans les calculs d’un autoritarisme, de surcroit dénué de toute culture d’Etat.»

Le rcd reproche au pouvoir plusieurs failles dans la gestion du pays en commençant par la liberté de la presse. Revant sur l’affaire de Khaled Drareni qui a été condamné à 3 ans de prison ferme par ce pouvoir « illégitime», il dénonce «le maintien en prison et la poursuite d’arrestations de citoyens dont le seul tort est d’exercer leurs droits constitutionnels par l’écrit ou la parole.»

Incroyable est l’affaire du journaliste Khaled Drareni, qui n’a pourtant fait que couvrir les évènements du hirak et les activités de l’opposition démocratique prenait part à une opération d’« atteinte à l’intégrité du territoire national et incitation à attroupement non armé ».

A cet effet, le parti de Mohcine Belabbas estime que les 13 mois de mobilisation pacifique, interrompue par la pandémie, ont démontré que le changement dans l’ordre était possible. Ils ont démontré surtout que le peuple algérien ne demandait que de se mettre au travail derrière un gouvernement issu de sa volonté pour construire son pays.»

Mazigh Kadri.

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