Nice : les partenaires d’Uber Eats entre l’enclume et le marteau !


Si les partenaires de la plateforme de livraison de repas à domicile Uber-eats ont pu, jusque-là, résister aux conditions sanitaires de la pandémie CoVid-19, d’un côté et aux conditions climatiques parfois défavorables, d’un autre ; celles des clients et de la plateforme ont par contre été jugées « exagérées» !

En France où ailleurs, plusieurs livreurs ont réclamé à maintes reprises les conditions de travail chez la plateforme Uber eats. Celle-ci est estimée «exagerante» dans sa façon de traiter les doléances des livreurs.

Uber ne paie pas les courses annulées ? C’est en effet le cas de Marcel, un trentenaire de la ville de Nice qui raconte son calvaire avec la plateforme. Il a dû annuler une course suite à un accident. «Je suis tombé avec mon vélo pendant que j’effectue une livraison. J’ai appelé l’assistance Uber qui s’est contenté de me demander d’annuler la commande, après s’être rassuré que je n’avais rien de grave. En revanche, le montant de la course m’a été retiré.» raconte le partenaire. Et d’ajouter « [l…] le lendemain je reçois une commande que je dois livrer à Villefranche sur Mer ( près de 7km de Nice). J’ai dû appeler l’assistance Uber pour leur expliquer que je ne peux pas effectuer cette livraison à vélo. Il m’ont demandé de l’annuler mais j’ai aussitôt reçu un message m’informant de la suspension de mon compte pendant 24 heures. Et le montant de la course a aussi été déduit» raconte-il en soulignant qu’il «faisait de son mieux» afin d’assurer ses prestations à temps sous une chaleur écrasante et pire encore avec un masque au visage.

«Livrer à la porte» : un mal entendu entre le livreur et le client ?

Les livreurs sont mis devant le fait accompli. Le client leur « exige » de livrer devant la porte de son appartement, même si les conditions sanitaires ne le recommandent pas puisqu’il y a risque de contamination au CoronaVirus. Et face à cette situation, Uber préfère donner plus de prérogatives au client qu’au livreur. À force de refuser d’entrer dans l’immeuble, ce dernier se voit qualifier de «non professionnel» et d’«impoli».

Le client a le droit de signaler le livreur après la remise de la commande !

Face à ce dilemme, le livreur qui est pourtant auto-entrepreneur ne sait plus à quel saint se vouer. En somme, il n’a pas le choix. Il doit suivre les instructions du client, à savoir : de pénétrer dans l’immeuble et monter à l’étage avec le risque que cela peut engendrer. Il est rare ou le client descend récupérer sa commande en bas de l’immeuble.

«Le client nous laisse le code d’accès à l’immeuble. Après avoir passé le portail, je sonne à l’interphone, je pousse la porte, puis une deuxième porte s’impose. Je saisis le code une deuxième fois et je rentre enfin dans l’immeuble. Je demande l’ascenseur et je monte au 6e étage. Je dépose la commande devant la porte, mi-ouverte, derrière laquelle se cache le client. Au total, j’ai dû toucher trois portes et l’ascenseur à deux reprises. Comment ne pas attraper le virus ?» s’exclame Nabil, un livreur de Nice.

«Une sensation d’esclave !»

Le client est demandé de monter à l’étage et déposer la commande devant la porte du client.

«Certains clients me demandent de monter chez eux. En gros ce sont surtout ceux qui habitent dans des immeubles. Il m’arrive de leur expliquer que je ne peux pas monter en raison des conditions sanitaires mais ils ne sont jamais contents. Si je ne monte pas on me signale en mettant un pouce rouge sur l’application. Ce qui va influencer sur ma prestation et diminuer ma note. Donc au bout de trois signalements Uber eats procédera au blocage de mon compte. Et si je monte c’est la galère…» explique, dépité, un jeune entrepreneur de 19 ans.

Message d’Uber Eats au livreur après la note du client

Cela s’ajoute aux autres embarras rencontrés par ces jeunes entrepreneurs qui ont rêvé d’un avenir professionnel meilleur. A l’instar des autres livreurs, Yacine a souligné le problème des retards dans la préparation des commandes. A MacDo c’est l’enfer, à ce qu’il paraît. On attend à l’extérieur du restaurant plus d’une demi-heure pour récupérer la commande. Et parfois c’est pire. Des livreurs rentrent dans le restaurant et demandent si leur commande est prête où pas. Surprise : elle n’est même pas affichée sur l’écran. Le manager s’excuse et retape la commande. Le client devra donc attendre une vingtaine de minutes. Agacé, le livreur annule sa commande et quitte les lieux.

«Je ne peux pas attendre plus que ça ! Trente minutes c’est trop ! Les weekends Uber nous promet un bonus pour 10 livraisons effectuées de 19h à 21h30. mais avec MacDo on ne pourra jamais l’avoir !», clame Mohammed, trouvé devant Macdonald TNL de Nice.

Un manager de cette chaîne de restauration rapide, explique que cela est dû au manque d’effectif.

À suivre …

Mounir Outemzabt

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