Uber-Eats : le ras-le-bol d’un livreur à Millau (Aveyron)

Uber-Eats : le ras-le-bol d’un livreur à Millau (Aveyron)

Rémy Pantusi vient de fêter son premier mois de collaboration avec la plateforme. Et le jeune homme de 24 ans, de la commune de Millau, (Aveyron), n’a pas du tout été gâté.

«Je savais dès le départ dans quoi je m’engageais», témoigne-t-il. Victime d’un licenciement économique au Netto de Saint-Affrique, Rémy Pantusi se tourne vers la plateforme de livraison de repas à domicile, Uber Eats, à Millau. Il vient tout juste de fêter son premier mois de collaboration. Et le passionné de cyclisme n’a pas été gâté par «les dysfonctionnement».

«J’ai dû annuler une course car une voiture m’a coupé la route, raconte-t-il. Le paiement de la course m’a été retiré, j’ai eu un message d’Uber pour me dire que mon compte était suspendu trois jours car je prenais des commandes sans pouvoir assurer la livraison derrière. Et l’accident m’a coûté près de 200 € de réparation sur le vélo», énumère-t-il, amer. La pilule est difficile à avaler pour celui qui gagne 60 € sur une grosse journée, quand on lui en promet près du double au moment de s’engager.

De la sueur et des larmes

«La semaine dernière, un fidèle client me reconnaît et vient me voir pour se plaindre qu’il ne trouve aucun coursier à proximité alors que j’étais en service. J’ai appelé l’assistance d’Uber pour leur signaler le bug et aucune réponse ne m’a été donnée, se plaint-il. Je n’ai pas encore connu la prime de la pluie mais j’ai pédalé pendant trois semaines sous une chaleur écrasante et heureusement que les commerçants étaient là pour nous ravitailler en eau. Il y a vraiment la sensation d’être un esclave des temps modernes pour gagner trois sous», peste-t-il.

Le Midi Libre.

Ina Presse

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