Revendiquant le recrutement direct : les titulaires de Doctorat et de Magister ont interpelé Abdelmadjid Tebboune


La coordination nationale des titulaires des diplômes de magister et de doctorat mène un train de revendication depuis 2016 pour demander le droit au recrutement direct pour tous les diplômés. Sans aucune suite du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, les manifestants ont interpellé, en ce mois d’octobre, le président Abdelmadjid Tebboune.


A quel saint peut se vouer l’algérien ? La rue reste-elle le seul endroit ou il peut déverser sa colère et faire entendre sa voix ? Hélas, c’est le cas même pour le doctorant, sensé être dans un amphithéâtre entrain de donner un cours magistral.

La revendication des titulaires de diplômes de doctorat et de magister dure maintenant près de 4 ans. Le ministère ne réagit toujours pas. Pis encore « il ignore cette revendication », dénonce la coordination. Mis sous pression, le ministère a proposé des solutions qui n’arrangent pas les manifestants. « On nous a proposé des solutions qui leurs semble adéquates. » peste une doctorante.

« Le ministère a élaboré un projet de loi portant statut du docteur. Il consistait à recruter des docteurs dans d’autres secteurs d’activités notamment public et privé. Il proposerait également la mise en place du Post Doc qui instaurerait un mode de recrutement contractuel pour une durée de deux ans dans ces secteurs. »explique la coordination sur sa page facebook.

Diaporama de photos de rassemblements observés dans différentes wilayas

Outre cela, il est à rappeler que le gouvernement avait déjà adopté la politique de restriction budgétaire. Chose qui a laissé les doctorants dans l’incertitude suite au « gel de l’ouverture de nouveaux postes budgétaires pour le recrutement des titulaires des diplômes de doctorat et de magister en qualité d’enseignants chercheurs. » souligne-t-on.

Cependant, la plupart des diplômés ont plongé dans le chômage. Les plus chanceux sont ceux et celles qui ont décroché un poste de « vacataire » dans une université. Mais, leur seule source dépendant des vacations assurées reste très insignifiante notamment pour mariés. Selon, une enseignante vacataire de Béjaia, leur salaire ne dépasse pas les 20.000 da. 560 da de l’heure pour 8 heures de travail par semaine pour les Magisters. Soit 18.880 par mois. Les doctorants perçoivent un salaire de 1960 da par mois. A ajouter à cela, l’absence de la sécurité sociale.

Le hik est que cela a lieu alors que les lois et règlements du secteur de l’enseignement supérieur leur donnent le droit au recrutement direct dans ces établissements. En plus de cela, certaines universités « souffrent d’une grave pénurie d’enseignants. » Mais le ministère de la tutelle refuse d’employer des titulaires de maîtrise et de doctorat, et qu’en retour ils sont sur-employés par le biais de ce qu’on appelle les heures supplémentaires. » regrette la coordination.

Recrutement direct, une revendication légale et reconnue par la loi

Face à cette situation « dégradant » davantage le statut des cadres universitaires à l’échelle nationale, la coordination a décidé d’aller jusqu’au bout pour arracher son droit au « recrutement direct ». Une revendication « légale » et « reconnue par la loi ».

Plusieurs actions de rue ont été observées au niveau local et national. La dernière a été organisée les 18, 19 et 20 octobre devant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Ils ont sillonné toute la capitale d’Alger avec des banderoles brandis. dont on lit : « résistants et déterminés, par le retour en arrière ne nous sommes pas concernés ! », « le recrutement direct est un droit », « notre place est à l’université ».

Les protestataires devant le ministère de l’enseignement supérieur à Alger

Déterminée, la coordination fait appel au président de la république pour leur « restituer » les postes, obtenus à l’issue un concours national. Les contestataires attendent que l’Etat reconnaisse leur droit au recrutement direct. Ceci étant dit, la coordination ne cède pas devant les « chantages » et les « fausses solutions ».

« Nous sommes titulaires de diplômes de magister et de doctorat et nos postes sont reconnus par la loi. Nous les avons obtenus suite à un concours national après que les universités aient exprimé leurs besoins en matière d’enseignants chercheurs. » a déclaré l’un des membres de la coordination.

M. Outemzabt.

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