Caricatures : le HCI condamne cette campagne « enragée » et fustige « ces pervers »

Caricatures : le HCI condamne cette campagne « enragée » et fustige « ces pervers »

En Algérie, le haut conseil islamique (HCI) a fortement condamné la publication, par la France, des caricatures du Prophète Mohamed, qu’il qualifie de « campagne enragée ». Le conseil a aussi houspillé les auteurs des caricatures qu’il traite de « pervers n’ayant aucun égard aux valeurs humaines », ou de « dépravés enclins au mal qui prétendent s’exprimer au nom de la liberté d’expression en portant atteinte à l’Islam et à son prophète »

L’Algérie réagit finalement aux « provocations » de Charlie Hebdo et la décision du président Emmanuel Macron. Et cette réaction vient après les multiples appels de partis « islamistes » à « condamner cette « haine contre l’islam et chaque musulman sur terre ».

« Je suis désolé pour l’Algérie ! Le pays des héros, la forteresse des révolutionnaires, le refuge des opprimés, qui est officiellement incapable de dire « NON » à la France Tyrannique. Aucune position officielle sur l’abus du Prophète! Que se passe-t-il ? La France a-t-elle eu un tel péché en Algérie… » a pesté l’islamiste Abderzak Makeri dans un communiqué.

« Discours radical et inhumain » !

Le HCI a tenu dans son communiqué à appeler l’ensemble des musulmans, les sages à travers le monde, les organisations à caractère religieux et les instances en charge des droits de l’Homme et du dialogue interreligieux à « contrer ce discours radical et inhumain » et à « faire prévaloir la raison qui prône le respect des symboles religieux communs et le bannissement de la haine et du racisme ».

« L’opinion, quelle qu’elle soit, ne saurait être libre dans tous les cas, encore moins lorsqu’elle est exprimée à des fins immorales et attentatoires à la dignité humaine », précise le HCI fustigeant, par la même, « l’émergence d’une catégorie de pervers n’ayant aucun égard aux valeurs humaines, des dépravés enclins au mal qui prétendent s’exprimer au nom de la liberté d’expression en portant atteinte à l’Islam et à son prophète et en parodiant les symboles religieux dont le respect et l’intangibilité sont pourtant consacrés par les lois internationales », écrit encore le conseil.

Le HCI a rappelé « le mois dédié au soutien au prophète Mohammad (QSSSL) qui fut une miséricorde pour l’humanité, l’exemple le plus éloquent de sagesse, de perspicacité, de droiture et de tolérance et la meilleure illustration des hautes valeurs humaines, en témoignent de grands philosophes et penseurs d’Orient et d’Occident ».

Avec aps

Ina Presse

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