Hommage aux victimes de l’attentat de Nice : un groupe de Niçois criait «l’Islam hors Europe» (actualisé)

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Hier soir, aux environs de 19h, un groupe composé d’une centaine de Niçois a marché dans le calme en hommage aux trois victimes de l’attentat terroriste perpétré à la basilique Notre-Dame de Nice, sise au centre ville. Un grand renfort de police était sur les lieux.

Ça ressemblait à une manifestation « réprimée ». Mais ce n’était pas le cas. Ce groupe n’appartenait pas finalement à l’extrême droite « génération identitaire », comme l’avait annoncé plusieurs journaux et médias. «C’était les ultras de l’OGC Nice» qui sont venu non seulement pour exprimer leur colère mais surtout pour rendre un hommage particulier aux victimes de l’attentat.

Le cortège s’est dirigé vers l’église sous des applaudissements.

«On est chez nous», «L’islam hors Europe» avant qu’il ne soit stoppé à gare Thiers, et empêché de passer par la police nationale.

Pourtant, au premier rang on aperçoit une gerbe de fleurs portée par une personne, et ou est écrit «Nice debout, reposez en paix». Mais la foule donnait une autre impression.

Ces Niçois ont marché sous des applaudissements et les chants Nissarts qui donnaient des frissons. Après négociation avec des éléments de la sécurité, le « cortège » a été autorisé à passer une demie-heure plus tard. La police l’a escorté jusqu’à l’église ou la gerbe de fleurs a été déposée.

La peur toujours au ventre !

Par ailleurs, d’autres personnes, qui se trouvaient aux alentours et qui craignaient une échauffourée ont fini par rejoindre le cortège. Ils ont profité l’occasion de se rapprocher de l’église, d’allumer des bougies et déposer des fleurs à l’extérieur de la basilique Notre-Dame.

Un moment de fraternité a été exprimé ce soir là. Mais, à dire que la peur ne quitte pas les cœurs, notamment en voyant tous ces camions de police dans toutes les rues de Nice. «Ça donne l’impression que nous sommes en guerre» lâche un livreur de repas à domicile qu’on a trouvé rue Assalit. Et d’ajouter : «je rentre chez moi. Je ne souhaite pas risquer la vie.»

«Oui, j’ai peur. Je ne sais plus si je peux sortir acheter une baguette ou faire mes courses. Je crains le pire. On est pas épargné. Ces démons sont partout et saisissent de la moindre faille» témoigne cette jeune femme que nous avons interrogé.

M. Outemzabt.

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