Le Moudjahid Lakhdar Bouragaa dignement enterré avec un dernier hommage du peuple


Le Moudjahid Lakhdar Bouregaa, décédé le 04 novembre suite à sa contamination au CoronaVirus, a été inhumé ce jeudi au cimetière de Sidi Yahya à Alger comme un héros et sous des applaudissements, des youyous et des cris de Hirakistes qui l’ont escorté jusqu’à sa dernière demeure.

Le combattant Bouregaa ou Da Lakhdar, comme l’appelle ses « enfants », est décédé hier, mercredi, à l’âge de 87 ans seul au lit de l’hôpital condamné par un virus dévastateur. Mais, aujourd’hui, il était entouré d’une foule nombreuse venue, malgré les conditions sanitaires, assister aux funérailles à sa dernière demeure au cimetière Sidi Yahia qu’il avait choisi.

Hirak, Novembre et référendum constitutionnel : quelle coïncidence ?

L’arrivée du Moudjahid Lakhdar Bouragaa au cimetière Sidi Yahia.

Le Moudjahid Lakhdar Bouragaa est aussi la figure du Hirak. Il est nous a quittés en en ce mois historique de Novembre. Au quatrième jour, soit 3 jours après l’anniversaire de l’éclatement de la guerre de libération 1954. Oui. Aâmi Lakhdar nous a laissés après avoir pu assister à la dernière mascarade du pouvoir : le référendum constitutionnel qui a obtenu un taux insignifiant de participations. Le commandant est parti après que le projet de la « nouvelle Algérie » de Tebboune ait tombé à l’eau. Il a rejoint ses amis anciens combattants au ciel. Il témoignera certainement du soulèvement populaire contre le même système de 1962.

Si l’Homme paix, l’opposition farouche du système, n’était pas mort en martyr au champ d’honneur, il est tombé en martyr au temps du CoronaVirus après avoir été contaminé. Car, pour rappel, il a été contaminé à la Covid-19 au même temps que le président Abdelmajid Tebboune. En revanche, ce dernier a été transféré en urgence en Allemagne pour des soins approfondis alors que Bouragaa a reçu ces soins dans un hôpital à Alger.

Son enterrement a été diffusé en direct par plusieurs dont le journaliste Mahrez Rabia. Sur l’une de ces vidéos, nous pouvons facilement constater que la foule est nombreuse. Ainsi, plusieurs slogans du Hirak ont été repris tout au long du trajet jusqu’à Sidi Yahia. Les «Dawla madania machi 3askaria» (État civile et pas militaire), «Tebboune leader jabou El Asker» (Tebboune est corrompu et élu par l’armée), tels sont entre autres les slogans hostiles envers le pouvoir qui a emprisonné le Moudjahid.

Da Lakhdar Bouragaa est né en 1933 à Médée. Il a fui les rangs de l’armée française, où il effectuait son service militaire pour rejoindre l’Armée de libération nationale (quatrième mandat). Il a occupé la direction du deuxième district de 1959 à 1960 avant d’occuper le poste d’un autre membre du quatrième conseil d’État à la veille de l’indépendance avec le grade de Major.

M.O.

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