Procès de Saïd Djabelkhir : le parquet requiert l’application de la loi

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Le Procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed (Alger) a requis, ce jeudi 01 avril, l’application de la loi dans l’affaire du chercheur Saïd Djabelkhir, poursuivi pour « offense à l’Islam ».

En effet, le chercheur et islamologue n’est semble-t-il pas désiré après ses récentes déclarations sur des sujets religieux. Car, pour certains, à l’instar d’un universitaire qui a porté plainte contre lui, elles sont « attentatoires à l’Islam ».

« Il est inconcevable qu’un spécialiste de la Charia offense l’Islam »

Répondant aux questions de la juge, l’accusé dira que : « ses publications sur Facebook n’ont en aucun cas constitué une offense à l’Islam ». Et d’enchainer :  » mes commentaires reposaient sur des recherches que j’avais faites sur les livres de la tradition prophétique (Sunna) et de la Charia. »

Le chercheur universitaire, également journaliste, a précisé que « ses commentaires sur les réseaux sociaux étaient « en réponse à certaines parties plaidant pour l’interdiction de la célébration de Yennayer car, fête païenne ».

« Il est inconcevable qu’un spécialiste de la Charia offense l’Islam », a-t-il avancé, soulignant que « ses écrits s’inscrivent dans l’ordre de la jurisprudence, sans plus ».

A rappeler que la plainte avait été déposée contre Saïd Djabelkhir par un enseignant universitaire spécialiste en sécurité électronique à l’université de Sidi Belabes.

Pour la LADDH le procès est étrange !

La ligue des droit de l’homme qui suit de près cette affaire estime que ce procès contre un chercheur est « étrange ». Car, accuser un islamologue d’offense à l’islam est contradictoire » !

Dans un communiqué ; la ligue a soutenu le chercheur et a rappelé que les libertés de la recherche académique et d’opinion sont garanties par la Constitution. ‘Un procès qui déplace un débat qui devait avoir lieu dans les enceintes des amphithéâtre universitaires, non dans les salles d’audience des tribunaux qui ne doivent en aucun cas se transformer en tribunaux d’inquisition.

La LADDH qui suit avec attention ce procès rappelle qu’au delà des circonstance et dossier, que le problème de fonds réside déjà dans les textes de lois, truffés de contradictions, d’amalgames en plus de la pratique judiciaire

Communiqué de la LADDH

La rédaction /aps

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