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Attentat de Nice : Hommages rendus malgré la pandémie

La France fête le 14 juillet en cette période de la pandémie. Mais dans les Alpes Maritimes, cette journée est synonyme de souvenir «douleureux» et d’hommages aux 86 victimes de l’attentat de Nice. Un drame qui n’est pas encore pansé.


En effet, 4 ans après, l’émotion des Niçois est toujours «immense». Si la commémoration de la ville de Nice est timide suite aux conditions sanitaires, de vibrants témoignages et hommages sont par ailleurs rendus par les Niçois en cette journée nationale.

PHOTO M. OUTEMZABT / Des gerbes de fleurs déposées sur les lieux des victimes.

La communauté niçoise partage cette horrible tragédie du 14 juillet 2016 qu’elle n’arrive pas à oublier. Et comment. «On vit mais on n’oublie pas», comme l’a dit ce Niçois.

Il y a 4 ans on assistait aux feux d’artifice sur le quai des anglais. Aujourd’hui, c’est quasiment difficile. Il y a toujours «une forte pensée aux victimes de ce drame »,. «Lorsque je suis sur la promenade, j’ai souvent un pincement quand je pense à eux ! Qu’ils se reposent en paix…», témoigne une niçoise.

«Grand hommage à nos 86 anges partis trop tôt le soir du 14 juillet 2016 paix a leurs âmes», «paix à votre âme. Vous êtes les rides de nos corps…..Jamais on ne vous oubliera…». Ce sont entre autres quelques messages en hommage aux victimes de l’attentat tirés de la page Facebook « j’ai nice dans la peau ».

PHOTO OUTEMZABT MOUNIR / Promenade des anglais quelques jours après l’attentat.

Le poème de Violaine Hervi qui appelle à la tolérance

Violaine Hervi a choisi de rédiger un poème qu’elle a intitulé «Je suis Nice». Elle y exprime ses ressentis sur les événements, la souffrance et aussi la haine face aux mouvements « racistes » et « islamophobes ».

«J’exprime aussi mon deuil, le fait que nous sommes tous touchés. Mais qu’au fond, ce n’est pas tant le pays qui l’importe, ce sont les êtres humains», dira t’elle. Et surtout, d’où le premier vers : «je ne suis pas médina» le manque de logique dans les réactions islamophobes» explique encore Violaine, qui essaye de ranger les choses dans l’armoire.

Elle lance son cri de détresse quand aux rapprochements qui ont avisé les musulmans de France. Elle a donc choisi la rime. A ce sujet, l’amalgame n’a pas eu sa place dans le drame que vient de connaître Nice, après cet attentat. Tous les médias étaient bronchés. Le tueur est franco-tunisien mais il n’est pas musulman. Plusieurs médias ont rapporté qu’il consommait de alcool, prenait des stupéfiants et mangeait du porc. De plus, selon plusieurs témoins, Mohamed Lehouaiej Bouhlel n’a pas ciré « Allah Akbar » pour justifier son ignoble acte.

«C’est un jet. J’ai vraiment écrit ce poème à un moment où j’avais besoin de mettre des mots sur ce qui c’est passé, et j’ai refusé en premier lieu de citer Nice car paradoxalement, c’est un des attentats où il y a eu le moins de mort récemment, mais c’est le plus médiatisé et ça me dégoute».

Mounir Outemzabt

Le poème de Violaine Hervi

Je ne suis pas Médina
Je ne suis pas Paris
Je ne suis pas Casablanca
Je ne suis pas Charlie

Je suis toutes ces victimes
Je suis ces êtres humains
Je ne suis pas en Sourdine
Je suis le futur, je suis demain

Je suis la tolérance
Je suis frère de tous
Je vis dans la souffrance
Je suis fille de Sousse

Je ne suis pas les amalgames
Je suis française, syrienne, algérienne, marocaine, tunisienne
Je suis les prières que l’on réclame
Je suis irakienne, afghane, russe, étasunienne

Je suis ces nombreux cœurs qui saignent
Je suis aussi niçoise
Je suis les dessins que les gens peignent
Je suis française Québécoise

Je ne suis pas Bruxelles
Je suis les doléances
Je suis en deuil éternel
Je suis monde de souffrances

V.H.

Une belle illustration faite par une niçoise et partagée sur la page « J’ai Nice dans la peau”

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