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Education : grève ouverte des enseignants et silence des autorités


Des milliers d’enseignants (tous âges confondus), hommes et femmes, sont en grève ouverte dans diverses wilayas du pays. Ils sont soutenus aussi par d’autres membres de l’Education comme les inspecteurs, les conseillers, les administrateurs, les directeurs…

Le mouvement pacifique  est né à Oran à cause du versement à retard du salaire. Et c’est la goutte de trop qui  a dévoilé les nombreux problèmes tus depuis longtemps dans le secteur.  Le mouvement est purement indépendant de tous les  syndicats. Les grévistes jugent ces derniers d’opportunistes qui surfent sur les vagues pour leurs propres intérêts, réduits au silence et à la  soumission depuis toujours. 

Le mouvement continue sa grève ouverte et persiste. Aucune reprise du travail ne sera envisagée si les revendications ne sont pas réalisées. Parmi ces dernières : augmentation du salaire de base et de la prime de rendement ; séparer les primaires des mairies; le paiement à temps ; le versement des sommes des grades et échelons encore en attente ;  la retraite anticipée ; faciliter l’obtention des logements ; amélioration des programmes et conditions de travail…

Bien que le mouvement soit grandiose, peu de médias en parlent contrairement à la grève des pompiers qui a duré des heures. Il suffit de voir les vidéos sur les réseaux sociaux pour  voir l’ampleur du mouvement.  Le ministre de l’Education et Tebboune gardent le silence et répondent par une phrase standard sans fond : « Nous allons étudier la situation ».

Les autorités exigent des représentants « légitimes » pour discuter du problème ; les grévistes voient en cela une ruse pour briser le mouvement par des promesses verbales. Ils enseignants se sentent ainsi marginalisés par les autorités, ce qui les encourage davantage dans leur mouvement. Ils envisagent alors de boycotter les examens officiels (BEM, Bac).

Source : Le Matin

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