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Fermeture des routes : Béjaïa paralysée !


La wilaya de Béjaïa a été complètement paralysée, ce dimanche 16 Août, suite à la fermeture de plusieurs importants axes routiers par des des citoyens qui déplorent un cadre de vie décent.

En effet, à l’Est la RN 9, qui relie Béjaïa à Sétif, a été barrée à l’aide des barricades et de pierres, dans deux endroits différents. Le premier blocage de la route a été enregistré a Kherrata. Le deuxième à Aokas où des habitants de Tala Khaled ont bloqué la RN 9 pour réclamer le lancement des travaux de revêtement de la route reliant leur village.

La circulation routière paralysée (photo Aokas)

« Oui pour l’amélioration de nos conditions de vie », « on en a marre des promesses sans lendemain », « Non au blocage des projets »,

Slogans des manifestants écrits sur des banderoles.

Au Nord-Est, la commune de Melbou, a également enregistré deux bloquages au niveau de la RN 43, reliant Béjaïa à Jijel, dans deux régions différentes. Au chef lieu communal, l’accès a été paralysé par les habitants du quartier Tizi El Oued. Au frontières Jijiliennes, les habitants du village Sahel ont procédé à la fermeture de la route tôt dans la journée.

Selon nos sources locales, les protestataires revendiquent le problème d’alimentation en eau potable, des projets d’infrastructures pour les jeunes, le raccordement au réseau d’assainissement, et le gaz de ville.

Route barrée à Melbou par les habitants de Tizi El Oued.

«Effectivement, nous avons beaucoups de problèmes cette année concernant la disponibilité en eau potable. Les localités les plus touchées sont celles qui sont alimenté à partir des sources. Celles-ci étant asséchées l’eau ne coule plus dans les robinets. D’autres localités sont concernées. Tassefsaft, Ait khelifa, Ait Bouhfane et Tarikte.» nous précise le P/APC de Melbou, Lyazid Benkhalfoune, qui souligne que l’APC était contrainte de faire recours aux citernes.

Par ailleurs, le P/APC qui s’est déplacé à Sahel a rassuré les protestataires que le projet d’AEP, reliant leur localité et celle de Tassefsaft est en cours de réalisation (taux d’avancement est de 70%).

Pour Tarikt, qui menace aussi de fermer le siège de l’APC, l’étude d’un projet d’EAP d’une estimation de 12 milliards de centimes a été réalisée. Le dossier a été envoyé plusieurs fois aux différents services concernés y compris le ministère de l’hydraulique.» confirme Ma. Benkhalfoune, qui
Répliquant sur notre précédent article sur Tarikt, le maire déclare que «Tarikt n’est pas une localité oubliée ! Elle a toujours benificié de son quota comme toutes les localités de la commune.»

Au Sud-ouest, c’est la commune d’Amizour qui est concernée par ce phénomène de blocage des routes devenu « insupportable ». Des manifestants du village Atemousse ont complètement paralysé la circulation routière sur le chemin de wilaya CW21 reliant Amizour au village Semaoun pour les mêmes raisons.

Massi G.

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