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Festival de Cannes 2021 : la Palme d’Or attribuée pour « Titane » de Julia Ducournau

Jury et Lauréats – Cérémonie de Clôture 2021 (Festival de Cannes)

La Palme d’Or restera en France cette année car elle a été attribuée, ce soir, par Sharon Stone et Spike Lee à la française Julia Ducournau pour son film « Titane ». Cependant, elle devient la deuxième femme à décrocher la Palme d’or au festival de Cannes.

Ce soir, au palais des festivals, c’était le suspens et l’impatience qui avaient gagnés les festivaliers sur la Croisette. On ne trouvait pas, un seul passage pour entrer, nous qui sommes arrivés en retard. Les accès étaient bondés de monde, les routes ont été paralysées à l’extérieur. Heureusement qu’il y avait une belle organisation de la police nationale qui a déployé ses hommes autour du Palais (nous y reviendrons).

Sécurité renforcée et organisation réussie
Face au tapis rouge et la scène, un monde fou)

Bref, le temps passe et les sifflements commencent à sillonner sur la croisette. La Palme d’or, mais aussi le Grand prix, le Prix du jury, les prix d’interprétation, de mise en scène et du scénario seront remis sur la scène du Palais des Festivals de Cannes. Une scène qu’on ne verra jamais de l’extérieur. A l’intérieur, c’est beaucoup plus, le silence qui couvre l’atmosphère.

La Palme d’Or est remise à « Titane », un magnifique film d’horreur (16) réalisé par Julia Ducournau. C’est un film dont les scènes ont un sentiment de violence, une vive impression physique et psychique éprouvées par l’actrice principale Agathe Rousselle. Oui, c’est l’histoire d’Alexia, une jeune femme qui a grandi avec des séquelles subies lors d’un accident de voiture survenu quand elle était petite. Elle a grandi avec une plaque de fer dans la tête, un pic dans les cheveux, et une peau qui s’échauffe au contact de la tôle, des moteurs qui grondent et des vapeurs d’essence. Sur la bande annonce les images sont violentes et choquantes. Le film a été interdit en salle aux moins de 16 ans. C’est dire, alors, que ce genre de film a rarement été récompensé à Cannes, selon plusieurs avis.

« Il y a tant de beauté et d’émotion à trouver dans ce qu’on ne peut pas mettre dans une case. Merci au Jury d’appeler à plus de diversité dans nos expériences de cinéma et dans nos vies. Et merci au Jury de laisser rentrer les monstres. » avait déclaré la lauréate française, qui s’était fondue en larmes devant toutes la caméras du monde.

Grand Prix (ex-aequo) attribué à « Un héros » de Asghar Farhadi 

Le Grand Prix a été attribué à l’Iranien Asghar Farhadi pour son film « Le Héros ». L’histoire qui raconte l’homme qui voulait se marier et se met à chercher de l’argent pour tomber dans un piège obscur. Un scénario qui parle des dépassements des réseaux sociaux jusque dans les quartiers pauvres iraniens.

« […] J’avais 13 ans et, avec les moyens du bord, je réalisais mon premier court-métrage. Depuis tout ce temps, je ne fais qu’écrire et réaliser des films, malgré les difficultés, malgré les pressions. Je continue d’avoir l’espoir de questionner la société qui m’entoure et d’éveiller les consciences », a déclaré l’iranien Asghar Farhadi.

Toujours dans le Grand Prix, le second gagnant est le jeune cinéaste finlandais Juho Kuosmanen. « Ces deux dernières semaines m’ont semblées tellement longues. Ce film est l’histoire d’une relation entre deux personnes, mais toutes les histoires impliquent des relations entre les gens. », a déclaré Juho Kuosmanen.

M.O. pour Ina

A suivre (pour les autres prix)

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