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Harkis : Macron en faveur d’une loi de « réparation et de reconnaissance »

Le président français Emmanuel Macron s’est officiellement engagé en faveur d’une loi de « réparation et de reconnaissance » envers les Harkis, ces rescapés de la fin de la guerre d’Algérie, « traitres » et « vendus » aux yeux des algériens car ayant combattu aux côtés de l’armée française durant la Guerre d’Algérie.

Macron redonne t’il espoir aux Harkis, longtemps marginalisés ? Possible, puisque le chef de l’Etat a bien souligné, lors d’un discours à l’Elysée face à 300 membres d’organisation, que « d’ici la fin de l’année, nous porterons un projet de loi pour la reconnaissance et la réparation à l’égard des Harkis. »

L’orateur ne promet seulement mais précise vouloir  »s’y engager ». D’ailleurs, cette annonce a donné des ails. Sur Europe 1, Mohand Hamoumou, président de l’association de justice, d’information et de réparation pour les Harkis, a déclaré sa satisfaction. Il estime que le président de la République a du « courage » de faire une telle déclaration contrairement aux autres « gouverneurs ».

« Il ne s’agit pas de juger les gouvernements de l’époque mais de reconnaître des faits que nul ne conteste aujourd’hui, à savoir que l’État français de l’époque n’a pas été à la hauteur de ses responsabilités humanitaires et de ses valeurs », a-t-il dit. « Elle a bien abandonné les Harkis et accueilli les réfugiés dans des conditions indignes », poursuit le président de l’association Ajir France.

Pour lui, reconnaître ces faits historiques par une loi est une bonne décision. « Il faut graver tout cela parce que ce sera une reconnaissance par toute la nation, et que cette loi sera votée de manière transpartisane puisque ce n’est pas une question de politique politicienne. »

Il importe de rappeler que le harkis ont déjà perdu beaucoup de choses dans le temps et l’histoire notamment en Algérie qu’ils voulaient qu’elle soit « française ». La loi du 5 avril 1999 «relative au moudjahid et au chahid [martyr] », l’article 68 précise : « Perdent leurs droits civiques et politiques, conformément à la loi en vigueur, les personnes dont les positions pendant la révolution de libération nationale ont été contraires aux intérêts de la patrie et ayant eu un comportement indigne ».

La rédaction.

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