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Le ministère de l’intérieur engage une procédure judiciaire pour « dissoudre » le RAJ


Le rassemblement actions et jeunesse  »RAJ », une organisation non gouvernementale, très active pendant le Hirak, dérange beaucoup le pouvoir algérien qui veut sa dissolution. Ce mercredi 26 mai, Raj a reçu par le biais d’un huissier de justice une citation à comparaître devant le tribunal administratif d’Alger.

Celle-ci, selon le communiqué de l’organisation, survient suite à une requête déposée par le ministère de l’intérieur et des collectivités locales sollicitant « la dissolution de l’association RAJ sous prétexte que ses activités sont en violation de la loi 12/06 régissant les associations et en contradiction avec les objectifs énumérés dans les statuts de l’association. »

Pour rappel, le rassemblement a été l’une des figures du Hirak (mouvement de contestation populaire du 22 février 2019). Son président, Abdelouhab Ferssaoui, a fait l’objet de plusieurs arrestations, durant. Pour lui, ces repressions exercées contre les « Hirakistes » ne sont que des des tentatives engagées dans le but « d’en finir avec le Hirak et avec les marches » a déclaré à TSA M. Ferssaoui.

Le pouvoir a toujours essayé de maitriser le Hirak. Selon M. Ferssaoui et ce en tentant « les campagnes de propagande »,  »le dénigrement » et  »l’interpellation des hirakistes ». Non seulement, mais le pouvoir a aussi essayé de récupérer et de folkloriser le Hirak en l’inscrivant dans (le préambule de) la Constitution (du 1er novembre 2020) en chantant les louanges du Hirak à chaque tournant », a souligné le président de RAJ sur TSA.

Le président de RAJ convoqué

L’engagement de RAJ dans le Hirak a interpellé le gouvernement qui ne cède pas devant les actions de rue de cette association. Le président, Abdelouhab Fersaoui, a également été convoqué, ce mercredi 26 mai, par la police afin de se présenter « en urgence » au commissariat central de Bejaia, lit-on sur le communiqué de RAJ.

L’association compte constituer un collectif d’avocats pour répondre à la requête déposée par le ministère de l’intérieur et tiendra l’opinion publique de l’évolution de la procédure administrative et de la convocation du président de l’association par la police.

La rédaction

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