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L’opposant Rachid Nekkaz prône la formation d’un Gouvernement de Transition après l’échec des législatives


Candidat malheureux aux présidentielles de 2014 et de 2019, l’opposant Rachid Nekkaz, président du MJC (Mouvement pour la Jeunesse et le Changement) prône la formation d’un Gouvernement de Transition après 70% d’abstention officielle aux élections législatives du 12 juin.

En effet, 70% du peuple algérien ont gagné la bataille politique des législatives en refusant d’y participer. C’est une vérité absolue, irrévocable et incontestable à la fois pour les 45 millions d’Algériens et pour les 7 milliards d’individus sur terre. Personne ne peut en douter désormais. Les prochains députés élus, par une minorité, n’auront donc aucune légitimité, ni aux yeux du peuple, ni aux yeux de la communauté internationale.

Gouvernement de transition

Le président de la République Abdelmadjid Tebboune et le chef d’Etat-Major Saïd Chengriha doivent en tirer les conséquences politiques et s’engager au plus vite à ouvrir des négociations avec les « diplomates de l’intérieur » (femmes et hommes de Loi) pour aboutir à la formation d’un Gouvernement de Transition avec des femmes et des hommes de Loi ainsi qu’avec des technocrates respectés.

Dans le cadre de cette cohabitation inédite depuis le rendez-vous manqué de décembre 1991 entre le Régime et le FIS (Front islamique du Salut), leurs principaux objectifs, d’ici 2024, seront de rétablir la confiance entre les dirigeants et les citoyens, la mise en place d’un État de droit démocratique et un programme de justice sociale pour sortir l’Algérie de la crise politique et économique aiguë actuelle.

Transition Sud-Africaine : un exemple ?

L’avocat « noir » Nelson MANDELA et l’avocat « blanc » Frédérik de KLERK ont partagé le pouvoir politique et économique en mettant fin ensemble aux horreurs de l' »apartheid », aux emprisonnements et aux assassinats. Mandela était Président et DE KLERK était son Vice-Président pendant une transition de 2 ans (1994-1996). Pourtant, DE KLERK avait été président pendant 5 ans (1989-1994). Pourquoi l’Algérie ne prendrait pas cet exemple en appliquant la même solution politique raisonnable et sage pendant une période de transition jusqu’en 2024 avec le transfert d’une partie des prérogatives du Président Tebboune au nouveau chef de gouvernement, l’avocat Mustapha Bouchachi par exemple.

Pour réussir leur mission, Rachid Nekkaz considère que chacun des acteurs du blocage politique devront retrouver le chemin de la sagesse et du compromis. Ce sont ces qualités essentielles, qui ont fait la force des diplomates algériens à l’étranger depuis l’indépendance, qui pourront aider les Algériens à se réconcilier avec eux-mêmes et à préparer l’avenir de leurs enfants avec sérénité.

Amnistie

Dans cet esprit, Rachid Nekkaz propose une amnistie aux dirigeants du pays en échange de la promesse de la mise en place d’un État de droit démocratique et la libération des 220 détenus d’opinion actuellement incarcérés dans les prisons algériennes. Rachid Nekkaz rappelle qu’il a été lui-même emprisonné, sans jugement et sans condamnation, pendant 443 jours avant de bénéficier d’une libération provisoire suite à la grâce présidentielle du 19 février 2021 avec son co-détenu le journaliste Khaled DRARENI et 33 autres militants.

Rachid Nekkaz Président du MJC

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