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Migration en avant, système de santé défaillant, répression : l’Algérie va mal !


La migration de l’élite intellectuelle algérienne est un phénomène qui a existé depuis très longtemps. Un grand nombre d’intellectuels a dû quitter L’Algérie pour cause de sa politique, de ses dirigeants et leur mauvaise gestion… Pis, les choses se sont aggravées ces derniers temps ou l’on assiste à des départs massif des jeunes, dans un cadre légale ou pas.

En effet, en terme de chiffre, plus de six milles cadres algérien sont à l’étranger, d’après l’estimation du président du réseau des algériens diplômés, M. Fatah El Ouazani, faite l’année précédente.

«La diaspora algérienne, avec ses 600.000 cadres, chercheurs, universitaires et chefs d’entreprise est dotée de capacités d’investissement et de décision susceptibles d’être mises au service de son pays », a déploré M. Ouazani. Ce chiffre nous laisse déjà deviner les conséquences. Qui dit fuite de cerveaux dit absence d’investissements privés, ou ralentissement du développement économique et éducatif.

Le rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a dans ce sens, mis le point sur le phénomène de l’immigration clandestine devenu «habituel» de nos jours. « Les haragas sont des jeunes qui s’épuisent à ramasser dinar après dinar pour acheter un « droit » de risquer leur vie en mer.», s’est désolé Mohcine Belabbas dans un communiqué.

Abordant aussi le sujet de «l’exode des cerveaux», le RCD regrette beaucoup le départ des étudiants. Ces derniers, veulent coûte que coûte quitter le pays pour d’autres rêves  » réalisables »; pour une vie « stable » et « meilleure ». «Ceux qui font la chaine dans les consulats étrangers sont aussi des jeunes qui veulent se donner les conditions de réaliser leurs projets de vie.» D’ailleurs, «l’imprévoyance, les incohérences et le populisme qui ont caractérisé la gestion de la fin de l’année universitaire en cours et la prochaine rentrée», sont une autre cause qui peut pousser ces derniers à partir à tout pris», souligne encore le parti des démocrates qui ne tarde pas à pointer du doigt le ministère de l’enseignement supérieur.

«Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, dans une pure logique comptable et de gestion de flux des étudiants, décide de valider le second semestre de l’année en cours en seulement deux semaines d’enseignement en présentiel qui se dérouleront courant septembre et clôture ainsi l’année universitaire en cours. Mieux ou plutôt pis, dans cette fuite en avant on a même assisté au désaveu du chef de l’Etat par le ministre du secteur quant à l’accès au master et au doctorat.»

En somme, rien ne va dans un pays où un journaliste est condamné à trois ans de prison ferme pour «incitation à un rassemblement non armé» ; lorsque le politicien est emprisonné pour avoir milité pour une cause juste, pour avoir lutté contre la corruption et révélé certaines réalités sur la gestion du pays.

«La poursuite de cette politique de fuite en avant et d’autoritarisme est celle là même qui a conduit le pays dans le désespoir et la crise.»

Pour le secteur sanitaire, on y est tous ! On aura sans doute la même opinion que celle de M. Belabbas. Les conditions de santé sont alarmantes. Les hôpitaux sont vétustes et dépourvus de moyens adéquats. Le citoyen vit le martyre et le personnel de la santé conteste depuis des lustres de « bonnes conditions de travail». Ce qui est désolant, c’est la pression qu’il subit au quotidien. Cela étant, le patient dévient impatient ! Le manque de prise en charge ne laisse pas indifférene la famille du patient qui devient à son tour farouche. Le scandale est son ultime moyen pour dénoncer l’état d’hygiène déplorable dans les hôpitaux et la non prise en charge des malades.

Pour remédier à cette situation, le conseil des ministres algérien a adopté, dimanche 26 juillet, un nouveau texte de loi relatif à la répression des violences à l’égard du corps soignant. D’ailleurs même les pompiers doivent désormais faire attention à leur langage avec les médecins. La première victime a été déjà enregistrée à Alger ou un agent de la protection civile a été placé sous mandat de dépôt suite à une plainte déposée par un médecin. Selon des témoins oculaires, les pompiers ont transporté un malade à l’hôpital et le médecin a refusé de le prendre en charge. Ce qui a excité l’agent de la protection civile qui a réagi précipitamment.

En revanche, le conseil des ministres n’a pas songé à donner droit au malade de se soigner correctement et dignement. Le cas du malade malmené à l’hôpital d’amizour (Béjaïa), dont une vidéo a fait le tour des réseaux sociaux, est un exemple. Ce dernier n’a pas eu gain de cause. La direction de l’hôpital s’est contenté de présenter ses excuses à la famille du patient. Un autre cas a fait surface ces jours-ci dans le même hôpital. Un octogénaire a été hospitalisé d’urgence la semaine précédente. Il a été examiné par un médecin qui ne lui avait pas encore annoncé son problème de santé. S’étant senti mieux, le patient a demandé la permission de sortir et de rentrer chez lui. Le médecin refuse et lui annonce qu’il le retiendra encore au moins une semaine. Étonné et choqué par cette nouvelle, le patient s’est énervé et a rejeté l’idée de rester une semaine à l’hôpital. Le ton élevé des deux côtés, a causé au malade une tension artérielle. Pris en charge, mais il plonge dans un coma profond. Malheureusement, il décède deux jours après soit le 16 août dernier. Aucune enquête n’a été menée sur les causes de son décès.

«Ils savent que les violences qu’ils subissent, en particulier dans les urgences, ne peuvent être endiguées que par la mise en place de moyens pour améliorer la prise en charge des patients. Les autres catégories sociales qui défendent leurs droits à une vie digne sont d’abord des chefs de familles qui ne veulent pas que leur pays sombre dans une course pour le contrôle d’une rente et l’impunité.» dira le président du RCD.

Rédaction Ina.

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