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Pour une nouvelle Algérie, Tebboune tente la «fermeté» !


Face à la pression de la rue qui annonce le retour du Hirak, l’élu de l’armée algérienne, le président Abdelmadjid Tebboune, a depuis son élection tenté plusieurs méthodes afin de maintenir sa place. Il a décidé d’être ferme notamment vis à vis des responsables locaux.

Le 08 août, il a signé des décrets portant fin aux fonctions de plusieurs chefs de Daïras et suspension de présidents d’Assemblée populaire communale (P/APC). La raison est «la non réalisation de projets tracés en Zones d’ombre. Une façon de montrer que l’Algérie nouvelle doit être ainsi.

«Les P/APC suspendus seront soumis à enquêtes pour ces agissements nuisant portant tort aux citoyens et non réalisation de projets tracés en faveur de Zones d’ombre.»

Outre ces cas de suspension, Tebboune a a écarté les responsables des subdivisions de l’Habitat et des Travaux publics dans les Daïras de Ouled Ben Abdelkader (Chlef), Feidh El Botma (Djelfa) et Ouled Derradj (M’sila).

De même qu’il a été mis fin aux fonctions du premier responsable de la subdivision des Ressources en eau dans la Daïra de Ramka (Relizane), ajoute la même source.

La décision de suspension concerne les P/APC suivants : « le P/APC de Sidi Chahmi (Daïra d’Es-Senia,Wilaya d’Oran), le P/APC de Souk El Had (Daïra de Ramka, Wilaya de Relizane, le P/APC de Ouled Ben Abdelkader (Wilaya de Chlef) et le P/APC de Oum Laadham (Daïra de Feidh El Botma, Wilaya de Djelfa).

La liberté de presse n’est pas une priorité pour Tebboune !

Si celà était prévu par le président Tebboune, il est à signaler qu’aucune mesure n’a été prise pour redonner à la presse sa place en Algérie. La liberté d’expression n’est pas dans le programme du président puisqu’il a fait la sourde oreille dans l’affaire de Khaled Drareni qui a été condamné à 3 ans de prison ferme pour de simples couvertures à Alger. Et comment, puisqu’il ne peut pas contrarier l’armée.

Comment un journaliste indépendant qui n’a qu’une plume et une feuille peut-il être accusé «d’atteinte à l’unité nationale» et «incitation à un rassemblement non armé». Depuis quand un journaliste incite les citoyens à un rassemblement et pour qu’elle raison ? «Comment les vidéos qu’il a partagé sur les réseaux sociaux ont elles ou être considérées comme un crime» !

«Cette condamnation soulève le cœur et l’esprit par son caractère arbitraire, absurde et violent»

s’indigne le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire. 

Fort heureusement que le peuple, les syndicats, les associations, les avocats et la presse internationale sont fortement solidaires avec le jeune journaliste fondateur du site Casbah tribune.

De plus, un appel a été lancé par la défense qui compte poursuivre l’affaire avec détermination. « Nous lançons un appel aux citoyens, aux élites, à tous les journalistes, où qu’ils soient, à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Mobilisions-nous pour faire barrage à ces pratiques et que nous faisions face à ce pouvoir qui dit quelque chose dans ses discours mais dans la pratique fait le contraire » a déclaré l’avocate Zoubida Assoul lors d’une conférence de presse à Alger.

Reporters sans frontières (RSF) a de son côté fait savoir que plusieurs organisations et associations internationales sont représentées au comité : Article 19, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), la Fédération Africaine des Journalistes (FAJ), Human Rights Watch, Index on Censorship, International Press Institute (IPI), l’Organisation nationale des Journalistes d’Investigation de Côte d’Ivoire, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), l’Union internationale de la presse francophone (UPF). Ce comité aura pour vocation d’amplifier la mobilisation de l’opinion publique.»

redaction ina.

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