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Rachid Nekkaz transféré à la prison d’El Abiodh : en grève de la faim à partir du 19 février prochain


«Je maintiens ma grève de la faim de 29 jours…. Je n’ai pas peur de mourir car ceux qui sont libres et qui ont des convictions n’ont pas peur de mourir pour sauver et changer l’Algérie», telle est la dernière phrase par laquelle Rachid Nekkaz a conclu sa lettre envoyée depuis la prison d’El Abiodh Sidi Cheikh…, Où il a été transféré.

En effet, l’homme politique qui était emprisonné à Koléa a été transféré dans la prison d’El Abiodh Sidi Cheikh, à bord d’un « fourgon escorté par 8 (huit) véhicules 4X4 de la gendarmerie», a t’il affirmé.

L’homme d’affaires qui a tout sacrifié pour revenir en Algérie et défier le pouvoir, nous raconte son transfert point par point jusqu’à son installation dans sa cellule à El Abiodh.

«Durant ce trajet j’ai été menotté tout au long du voyage. Il y avait un froid glacial dans le fourgon car il n’y avait pas de chauffage. Et dès mon arrivée à la prison d’El Abiodh Sidi Cheikh, j’ai été immédiatement placé en isolement total avec une cour de 2M sur 2M où j’ai pu ensuite me défouler les jambes.

De Guantanamo (Koléa) à Tazmamart (El Biodh)!

M. Nekkaz n’a pas apprécié ce transfert notamment dans son état de santé jugé «critique». Il dénonce : « cet endroit est comparable à la sinistre prison de Tazmamart au Maroc qui était une prison secrète située dans une zone désertique. Mouroir pour les opposants politiques du roi Hassan II et dont les conditions d’incarcération étaient très difficiles voire inhumaines, beaucoup de ces prisonniers sont morts.»

«Le dénommé Belkacem Zeghmati avait incarcéré 8 terroristes de Daech à la prison de Koléa à l’image de la prison de Guantanamo.» enchaîne t’il !

Et de préciser, toutefois, qu’il n’a pourtant commis aucun crime pour se trouver dans une situation « moins favorable que ces terroristes ».

«Ce même ministre de la justice fourbe, perfide, sans scrupule, poursuit ses abus de pouvoirs et met en œuvre son machiavélisme dans le but de m’isoler totalement, de mes 85 avocats en charge de ma défense, en m’envoyant croupir dans une prison à 756 km d’Alger dans le désert.

Malgré mon état de santé au plus mal qui se dégrade de jour en jour car j’ai un début de cancer de la prostate et un kyste de 19mm dans le foie à potentiel malin.

Je maintiens, malgré tout, la grève de la faim de 29 jours pour sauver et changer l’Algérie qui commencera le vendredi 19 février 2021, jour anniversaire du déclenchement du Hirak à Khenchela.»

La rédaction

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