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Solidarité Khaled Drareni : imposante déclaration du collectif des enseignants et ATS de l’université de Béjaia !


Le collectif des enseignants et ATS de l’université de Béjaïa n’est pas allé du dos de la cuillère pour dénoncer la condamnation du journaliste indépendant Khaled Drareni à trois ans de prison ferme et d’une amende de 50000da. Celui-ci, ne voit qu’une énième preuve «des agissements perfides de ce pouvoir aux abois dont le seul souci est de casser la révolution populaire du 16-22 février 2019.»

«Considéré comme un exemple en matière de professionnalisme et d’honnêteté intellectuelle, Khaled Drareni subit une injustice abominable avec cette condamnation qui participe de ces tentatives de mettre au pas tous ceux qui portent l’Algérie dans leur cœur et qui refusent d’obtempérer aux instructions propagandistes d’un système en fin de vie.», lit-on sur la déclaration du collectif.

«Le journalisme n’est pas un crime !», «liberté pour khaled Drareni et pour tous les détenus d’opinion !», «libérez la Justice ! «la révolution en marche n’a pas dit son dernier mot !», «le combat continue !», «pour une Algérie libre, démocratique et plurielle», «NON au musèlement des libertés !»

Telles sont les déclarations du collectif
Le collectif des enseignants et ATS lors d’une manifestation durant le hirak à Béjaïa.

Le pouvoir veut étouffer toute voix discordante !

Pour le collectif, cet acharnement sur les activistes et notamment sur le journaliste qui n’a pourtant fait qu’exercer son métier, à savoir la couverture du mouvement populaire «Hirak», survivent au moment où le Peuple Algérien fait preuve d’un sens de responsabilité, en observant comme il se doit les mesures sanitaires visant à minimiser la propagation de la pandémie du COVID-19, et surtout en suspendant les marches de la révolution du sourire. Mais, «le pouvoir autoritaire et illégitime a trouvé dans cette vigilance un moyen idéal pour étouffer toute voix discordante et mettre derrière les barreaux les militants libres de la révolution en marche.»

Par ailleurs, face à cette situation gagnée par «l’injustice», le collectif des enseignants estime que le pouvoir ne cesse de provoquer le peuple algérien dans sa dignité par des décisions irresponsables et relevant simplement de la contre-révolution.

Entre mourir en mer et croupir dans vos geôles, quel avenir offrez-vous à nos enfants ?

Cette question adressée au pouvoir par le collectif des enseignants donne des constrictions. Nous parvenons à sentir le ras-le-bol des algériens qui ne supportent plus la vie sous un régime totalitaire et qui ne veut surtout pas de changement !

Le collectif qui a était souvent présent dans les rues de Béjaïa et d’Alger durant toute la période du Hirak se révolte d’avantage puisque la «justice aux ordres, rendue au nom du peuple, ne fait que s’enliser et se déshonorer en se dressant contre le peuple algérien.» s’enflamme le collectif. Et de rajouter : « Elle (justice) est devenue l’instrument qui martyrise les enfants innocents de notre pays en les jetant en prison. Ces digne Algériens, coupables de militantisme, d’engagement et d’amour inconditionnel pour la patrie, méritent un meilleur sort ! Entre mourir en mer et croupir dans vos geôles, quel avenir offrez-vous à nos enfants ?»

Revenant au sujet des arrestations tous azimuts et les condamnations aussi lourdes qu’infâmes, Celles-ci sont considérées par les enseignants comme «une tache noire dans les annales de la justice algérienne. Elles constituent une volonté manifeste du pouvoir de museler la liberté de la presse et la liberté d’expression, et d’installer un climat de terreur pour faire taire tous ceux qui osent se dresser contre ce pouvoir liberticide.
Enfin, le collectif a lancé un appel aux juges et les magistrats pour faire un sursaut d’honneur pour une Algérie meilleure et une justice au service du peuple.

La rédaction Ina.

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