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Tebboune donne feu vert pour exploiter deux importants gissements à Tindouf et Béjaïa

Dans la cadre de la valorisation des richesses inexploitées, le président Abdelmadjid Tebboune, a donné le feu vert pour procéder à l’exploitation de deux importants gissements en Algérie. Il s’agit de la mine de fer de Ghar-Djebilet, à Tindouf et celle de Zinc d’Oued Amizour, dans la wilaya de Béjaïa.

En effet, après une longue attente et négligence, l’État se ravive et prend les choses au sérieux. Car, en lançant l’exploitation de ces deux importantes mines, l’Algérie pourrait devenir le leader de l’industrie en Afrique. Les deux régions profiteront par ailleurs des 5.000 emplois, directs et quelques 25.000 emplois indirects, d’après son étude technique, qui seront dégagés.

Outre les instructions de M. Tebboune données au gouvernement lors d’une séance de travail en présence de plusieurs ministres, celui-ci a beaucoup insisté sur «l’impératif de générer de la valeur ajoutée dans chaque projet» et en appelant à «explorer toutes les terres, y compris les terres qui renferment des minéraux rares, aux fins d’amortir le recul des recettes de l’Etat».

Le gissement de Ghar-Djebilet, l’une des plus grandes mines de fer dans le monde

Le gisement de Ghar-Djebilet est situé à 170 km au Sud-ouest de Tindouf. Il est l’un des plus importants au monde et s’étend sur une superficie de 131 km2. Offrant une réserve estimée à 2 milliards de tonnes, son minerai présente une teneur de 58,57% de fer, selon sa présentation technique.

En 2019 l’étude concernant son exploitation était à sa phase finale, selon les services miniers de la wilaya de Tindouf. En revanche, le ministre de l’Industrie, Ferhat Ait Ali, a indiqué à propos de ce gisement, en février dernier «qu’il s’agit d’un investissement très lourd, notamment du fait de la situation géographique du gisement». Le projet a été retardé pour cause de la déphosphoration du minerai qui semblait difficile.

Malgré les contraintes, l’étude a été avancée. Les résultats d’examens en laboratoire ayant été « bons » le site a été jugé «apte à l’exploitation». «Dès finalisation des études, les cahiers de charge pour l’exploitation de cet important gisement seront octroyés sur la base d’appels d’offres qui détermineront les parties appelées à exploiter cette ressource minière dans cette wilaya», avait-on précisé.

La mine de zinc d’Oued Amizour pratiquement à sa phase terminale

Revenant sur le projet d’exploitation de la mine de Zinc d’Oued Amizour, dans la wilaya de Béjaïa, le président Tebboune, a affirmé que celui-ci -qui est pratiquement à la phase terminale avant le lancement de recherche d’un partenaire fiable- sera lancé incessamment.

Ce gissement est d’une capacité de production près de150 000 tonnes de concentré de zinc et près de 40 000 tonnes de concentré de plomb, selon les estimations. Il pourrait être considéré comme le quatrième gisement au monde après celui d’Antamina au Pérou qui produit 180 000 tonnes de zinc par an.

Ces projets pourront faire économiser à l’Algérie beaucoup en matière d’importation de zinc, d’après Abdelmadjid Tebboune qui révèle que l’Algérie importe près de 100 millions de dollars annuellement alors que nos mines de zinc sont à l’arrêt.

M. Outemzabt.

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